DE TOMASO PANTERA GROUPE 4 [Vendu]
Vends De Tomaso Pantera Groupe 4 de 1972.
La vision d’un homme, l’endurance comme juge de paix !
Alejandro De Tomaso n’est pas un constructeur comme les autres : ancien pilote argentin passé par la Formule 1, il appartient à cette génération d’hommes pour qui la course n’est pas un outil marketing, mais une culture. Installé à Modène, au cœur de l’Italie automobile, il fonde sa marque au début des années 1960 avec une ambition claire : concevoir des voitures de sport capables de rivaliser avec les meilleures européennes, tout en s’appuyant sur des solutions techniques robustes et rationnelles. Après les confidentielles Vallelunga et Mangusta, l’alliance stratégique avec Ford marque un tournant décisif. Elle permet à De Tomaso de donner naissance à la Pantera, un modèle pensé dès l’origine comme une véritable GT, aussi à l’aise sur la route que prête à affronter les grandes épreuves d’endurance.
Une GT de route née avec la course en ligne de mire.
Présentée en 1970, la Pantera impose immédiatement sa personnalité. Sa ligne, signée Tom Tjaarda pour Ghia, est basse, tendue, presque féline, tout en conservant une élégance typiquement italienne. Son architecture à moteur central arrière la distingue des GT traditionnelles et traduit sans ambiguïté ses ambitions sportives.
Les premières versions de route, aujourd’hui appelées pré-L (1971–1972), sont les plus proches de l’esprit originel de De Tomaso. Plus légères, encore peu contraintes par les normes américaines, elles reçoivent le V8 Ford Cleveland 351 ci développant environ 330 ch, associé à la boîte manuelle ZF à cinq rapports. Capable de dépasser les 250 km/h, la Pantera se révèle aussi rapide que fiable — une qualité déterminante pour une automobile dont la route n’est, en réalité, que le prolongement naturel vers la piste.
À partir de 1972, la Pantera L (Lusso) introduit davantage de confort et d’équipements, notamment pour le marché américain, sans pour autant renier son ADN sportif. La Pantera GTS, plus rare, s’en rapproche encore davantage visuellement, annonçant clairement les versions de course par ses voies élargies et son attitude plus agressive.
Le passage à la compétition : la Pantera s’endurcit
Pour Alejandro De Tomaso, la course n’est pas un simple terrain d’expression, mais un véritable laboratoire. Dès 1971, la Pantera quitte le seul cadre de la route pour s’engager en compétition, avant d’être rapidement homologuée en Groupe 3 puis en Groupe 4, catégorie reine des GT au début des années 1970. Contrairement à certaines concurrentes conçues dès l’origine comme des voitures de course, la Pantera se forge en piste, évoluant par touches successives au fil des saisons et des épreuves d’endurance.
La Pantera fait ses débuts aux 24 Heures du Mans en 1972, engagée par plusieurs équipes privées, parmi lesquelles l’Escuderia Montjuich et la Société Franco-Britannic. Face à une opposition redoutable composée des Ferrari 365 GTB/4 Daytona et des Porsche officielles, les Pantera découvrent les exigences de l’épreuve mancelle. Si l’édition est marquée par plusieurs abandons, l’une d’entre elles parvient néanmoins à rallier l’arrivée, se classant 16ᵉ au classement général, un résultat significatif pour un modèle encore en phase d’apprentissage.
L’année suivante, en 1973, plusieurs Pantera Groupe 4 sont de nouveau au départ au Mans. Engagées exclusivement par des équipes privées, elles témoignent de la volonté de De Tomaso et de ses partenaires de poursuivre l’effort en endurance, même si les conditions de course et la fiabilité ne permettent pas cette fois d’inscrire le modèle parmi les classés finaux. Cette persévérance contribue néanmoins à affiner la mise au point des voitures pour les saisons suivantes.
C’est toutefois aux 24 Heures de Spa-Francorchamps que la Pantera trouve un terrain d’expression idéal. Sur ce tracé rapide et exigeant, la Pantera Groupe 4 évolue dans la catégorie GT +3 litres, aux côtés des Ferrari Daytona et des Porsche 911 Carrera RSR, des adversaires directs avec lesquels elle peut s’exprimer à armes presque égales.
Dès 1972, la Pantera s’y distingue par des places d’honneur en catégorie, notamment avec une auto pilotée par Herbert Müller et Cox Kocher, qui termine sixième de son groupe, démontrant une compétitivité immédiate malgré un contexte encore exploratoire. En 1973, que ce soit à Spa ou lors des épreuves de 1000 km du Championnat d’Europe, les Pantera confirment leur régularité et leur capacité à tenir la distance face à la concurrence allemande et italienne.
Engagées parallèlement en Championnat du Monde des Marques et en Championnat d’Europe GT, les Pantera signent plusieurs victoires de classe et podiums sur des circuits emblématiques tels que Monza, Zeltweg ou le Paul Ricard. Soutenues par des partenaires techniques de premier plan — Agip, Castrol, Valvoline ou Goodyear — elles sont confiées à des pilotes expérimentés, parmi lesquels Clay Regazzoni, Mike Hailwood, Mario Casoni, Hans Heyer, dont l’expertise joue un rôle déterminant dans les performances et la fiabilité des voitures.
Une légende forgée par l’endurance.
Entre 1972 et la fin des années 1970, la De Tomaso Pantera s’impose comme l’une des GT les plus attachantes et exotique de son époque. Rarement victorieuse au classement général, elle construit sa réputation sur la régularité, la robustesse et un palmarès solide en catégorie, face aux références établies que sont Ferrari et Porsche.
Une Pantera Groupe 4 polyvalente, éligible et immédiatement exploitable.
Importée des Etats-Unis par son propriétaire actuel en 2019, la voiture sera confiée à O-One en région parisienne pour une transformation pour les courses historiques.
Cette De Tomaso Pantera Groupe 4, construite sur une base de 1972, bénéficie d’une préparation complète et homogène, pensée aussi bien pour la compétition historique que pour une utilisation plus régulière en « Track days » ou en rallyes historiques. Animée par le V8 Ford Cleveland 351 développant environ 370 ch, d’un carburateur Holley Quadruple corps, associé à une boîte manuelle ZF à cinq rapports, elle offre des performances de premier ordre tout en conservant une grande fiabilité et simplicité d’exploitation.
Dotée d’un Passeport Technique Historique FIA valable en circuit, course de côte et rallye, conforme au Groupe GTS 27 – période H1, l’auto est immédiatement éligible aux grandes épreuves européennes. Le châssis, les suspensions réglables, le différentiel autobloquant et les freins Girling ont été revus pour offrir un comportement efficace et accessible, aussi bien en conditions de course qu’en roulage intensif.
Présentée dans un état général très satisfaisant et accompagnée d’un dossier complet, cette Pantera Groupe 4 constitue une opportunité rare pour un amateur souhaitant une GT spectaculaire, capable d’enchaîner compétitions, track days et rallyes, sans compromis entre performance, plaisir de pilotage et conformité réglementaire.
Passeports techniques
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