JAGUAR TYPE E 4,2L OTS
Vends Jaguar Type E, 4,2L OTS de 1967.
Lorsque Jaguar dévoile sa Type E au salon de Genève en mars 1961, c’est la surprise totale. Surprise, car personne n’avait eu d’informations préalables sur la future Grand Tourisme de la marque de Coventry, mais également parce que la ligne de la Type E a totalement subjugué les foules. Une ligne signée William Lyons, un châssis sportif tout en restant confortable et des performances de premier ordre caractérisait alors la nouvelle Jaguar Type E. Sans parler du prix sans concurrence alors, puisque trois fois moins cher qu’une Ferrari et deux fois moins qu’une Maserati…
Lancée avec le six cylindres de 3,8 litres, la Type E reçoit au salon de Londres, en octobre 1964, un bloc réalésé à 4,2 litres. Bénéficiant également d’une boîte de vitesses entièrement synchronisée, elle sera ainsi produite jusqu’en septembre 1968. La série 2 prendra alors le relais.
Le six cylindres double arbre de 3,8 litres à longue course à bloc en fonte a été réalésé à 92 mm, ce qui donne une cylindrée de 4235 cm3.
S’il développe la même puissance de 265ch, le couple maximum passe de 38,6 mkg à 42 mkg, favorisant la souplesse.
Coiffé de la culasse « straight port » en aluminium et nourri par trois carburateurs SU HD 8, il permet à la Type E d’atteindre le cap magique des 150 miles, soit 240 km/h.
Merveille de souplesse et de puissance, le six cylindres XK jouit d’une merveilleuse onctuosité qui contribue au plaisir qu’offre la conduite d’une Type E. Propre à une mécanique à longue course, plus ronde qu’alerte, son énorme couple autorise des reprises à très bas régime.
La 4,2 litres série 1 révèle des performances pratiquement identiques à la version 3,8 litres.
Son apport essentiel réside en sa boîte synchronisée, qui transfigure la personnalité de la voiture et accroît considérablement le plaisir de conduite.
L’habitacle est légèrement modifié : de nouveaux sièges remplacent les baquets de la 3,8 litres, tandis qu’une boîte à gants prend place sur la console centrale au milieu des sièges. La voiture bénéficie ainsi d’un confort amélioré et au caractère légèrement moins « sportif » que sa devancière. Entièrement noire, la planche de bord abandonne l’aluminium bouchonné de la série 1 3,8 litres.
Entre la sauvage 3,8 litres au caractère pur et dur et la série 2 américanisée, la 1ère série 4,2 litres représente un parfait compromis.
Son moteur offre plus de souplesse grâce au couple amélioré et sa boîte de vitesses entièrement synchronisée contribue grandement à l’agrément de conduite. Conciliant la sportivité intacte qu’elle hérite de la série 1 et un confort en progrès grâce à ses nouveaux sièges, elle offre encore le privilège, par rapport à la série 2, de préserver la magnifique ligne originelle de la Type E.
Selon le Jaguar Heritage notre voiture fut livrée neuve à Montreal au Canada le 29 mars 1967
Nous retrouvons sa trace a la fin des années 1980 entre les mains de John D Warner à Ottawa dans Ontario non loin de Montreal. C’est en 1990 que l’actuel propriétaire s’en porte acquéreur et la rapatrie en France. Elle fera son bonheur au milieu de sa collection de Jaguar, l’accompagnant lors de nombreux rallye et en lui accordant un soin tout particulier comme le prouve l’ensemble des contrôles techniques et rapport d’expertise très réguliers du dossier. Son moteur a été restauré il y a environ 20.000km et la voiture présente des alignements et une patine qui ferait pâlir nombreuses auto récemment restaurée. Ce Roadster est un vrai plaisir à conduire. Si vous êtes à la recherche d’une E-Type utilisable au quotidien, qui a conservé toutes ses caractéristiques d’origine vous aurez du mal à trouver un meilleur exemple que celui-ci.













