JAGUAR TYPE E 3.8L OTS SEMI LIGHTWEIGHT
Vends Jaguar E Type 3.8L OTS Semi-Lightweight de 1963.
Lorsque Jaguar dévoile sa Type E au salon de Genève en mars 1961, c’est la surprise totale. Surprise, car personne n’avait eu d’informations préalables sur la future Grand Tourisme de la marque de Coventry, et également parce que la ligne de la Type E a totalement subjugué les foules. Une ligne signée William Lyons, un châssis sportif tout en restant confortable et des performances de premier ordre caractérisait alors la nouvelle Jaguar Type E. Sans parler du prix sans concurrence alors, puisque trois fois moins cher qu’une Ferrari et deux fois moins qu’une Maserati…
Pour son châssis, la Jaguar Type E a été l’objet des soins les plus attentifs. En effet, de nombreuses solutions ont été reprises de la compétition. Ainsi, pour la nouvelle GT de Coventry les ingénieurs châssis (Bob Knight et Norman Dewis) ont imaginé un berceau indépendant de la coque. Il reçoit ainsi la suspension arrière, les freins et le différentiel. Il est ensuite rattaché à la coque par des silents-blocs en forme de V. Cela permet ainsi d’isoler l’habitacle de tout parasite provenant des suspensions et/ou des irrégularités de la chaussée. Pour la partie avant, c’est presque un » copier-coller » de la structure de la Type D de course. Deux leviers triangulés superposés, dont celui du bas qui accueille l’extrémité antérieure du bras de torsion longitudinal. Pour ralentir son félin aux griffes acérées, Jaguar a repris le principe des freins à disques inauguré avec succès aux 24 Heures du Mans en juin 1953 avec la Jaguar Type C. Les quatre roues en sont équipées et un double circuit de freinage séparé est monté. Avec un poids contenu de 1 220 kg, la Jaguar Type E se targue d’un rapport poids/puissance très flatteur qui lui permet de postuler au statut de véritable sportive. La tenue de route est très moderne et c’est surtout le confort de conduite qui étonne. On comprend mieux pourquoi Jaguar se taillera une réputation à part dans le domaine des châssis.
Contrairement à la Type D, la Type E n’a initialement pas été conçue comme une voiture de course mais cela n’a pas empêché l’usine de soutenir certains pilotes privés bien connus. Graham Hill pour Equipe Endeavour avec ECD400 et Roy Salvadori pour John Coombs avec BUY1 ont connu quelques succès en 1961 face aux dominantes Ferrari 250 GT, mais c’était clairement une compétition entre une voiture de route (la Type E) et une Ferrari de course, plus légère et construite pour gagner. Aucune Jaguar n’est apparue au Mans en 1961. Mais cette même année, la voiture de John Coombs était en fait une voiture de développement d’usine. Elle a été construite avec une monocoque en acier de plus faible épaisseur. Elle réapparaît au début de la saison 1962 immatriculée 4WPD, avec un moteur de Type D à carter humide, des freins et une suspension améliorée et un toit rigide en aluminium. Cette voiture, détruite lors des coupes de Pâques à Goodwood (pilotée par Salvadori), fut reconstruite par l’usine aux spécifications que l’on nommera dorénavant « Lightweight ». Par la suite, 11 autres roadsters Type E Lightweight ont été construits, plus deux autres coupés et une dizaine de semi-lightweight.
La véritable spécification Lightweight comprenait une monocoque entièrement en aluminium, un moteur à carter sec de 3,8 litres entièrement en alliage, une culasse Wide Angle de Type D, une injection mécanique Lucas, une boîte de vitesses ZF à 5 vitesses, des freins à disque de Mk IX, un toit rigide, des portes et un coffre en aluminium, une voie arrière élargie avec des triangulations de Mk X modifiées, une suspension avant à géométrie anti plongée, une crémaillère de direction plus basse, des sièges sport, des roues spéciales Dunlop en alliage similaires aux Type D. Cela a permis de réduire le poids de 270kg et avec plus de 340ch, la Type E devenait une véritable adversaire face à la Ferrari 250 GTO. Mais à la suite de problèmes de fiabilité, la plupart des moteurs et boîtes ZF en alliage ont rapidement été remplacés par des blocs Jaguar en fonte et des boîtes maison. Malgré cela, l’usine n’a jamais vraiment soutenu le programme de course, et en 1964, tout était terminé. La Lightweight est arrivée 2 ans trop tard, et n’a jamais été suffisamment développée.
De nos jours, les Jaguar Types E dans leur version FIA écument les circuits du monde entier avec un succès sans cesse grandissant. Les qualités sportives de la Type E en font aujourd’hui une voiture redoutable que ce soit dans les spéciales accidentées du Tour Auto, la très disputée course du TT à Goodwood ou dans des courses d’endurance comme le Sixties’ endurance ou les Spa 6 hours.
Produite en 1963, cette Jaguar 3.8 L OTS Semi-Lightweight bénéficie d’un historique particulièrement séduisant et d’une préparation réalisée selon les plus hauts standards.
Préparée il y a quelques années par C2C pour l’un de ses clients, elle a évolué sur les plus prestigieux plateaux historiques, notamment au sein des épreuves organisées par Peter Auto, avant de rejoindre, par notre intermédiaire, une importante collection française.
Sous la propriété de son actuel propriétaire, cette Jaguar a poursuivi sa carrière sportive avec succès en participant à de nombreuses épreuves du championnat Sixties ainsi qu’à plusieurs éditions du Mans Classic, démontrant à la fois sa compétitivité et sa fiabilité.
Entièrement conforme à son Passeport Technique Historique International (PTH), cette Semi-Lightweight réunit l’ensemble des spécifications recherchées par les pilotes et collectionneurs exigeants. Sa coque en acier reçoit des ouvrants en aluminium, complétés par un train roulant équipé de freins Dunlop MK9 et de roues ‘peg drive’, fidèles aux meilleures configurations de l’époque.
La mécanique est à la hauteur de son pedigree. Son moteur tout aluminium, équipé d’une culasse ‘wide angle’ et alimenté par des carburateurs Weber 48, a été assemblé par le réputé Nick Finburgh à partir de composants Crosthwaite & Gardiner. Il développe environ 370 chevaux, offrant des performances de tout premier ordre tout en conservant l’authenticité et l’esprit des voitures engagées en compétition historique.
Prête à prendre le départ des plus grandes épreuves historiques, cette Jaguar est proposée avec une carte grise française, un Passeport Technique Historique International en cours de validité, un jeu complet de jantes supplémentaire ainsi qu’un moteur fonte ‘straight port’ complet de rechange, constituant un atout précieux tant pour l’exploitation en compétition que pour la préservation de son patrimoine mécanique.
Rare par son historique, la qualité de sa préparation et son niveau de spécification, cette Jaguar 3.8 L OTS représente une opportunité exceptionnelle pour un amateur souhaitant acquérir une automobile immédiatement éligible aux plus prestigieuses compétitions historiques internationales.
Passeports techniques
| Passeport | ASN | Numéro | Extrait |
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| Passeport Technique (3 volets) | ![]() | ||
| Passeport technique international (PTH) | ![]() |



















